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Hors-classe : PPCR n’est pas responsable de tous les maux

vendredi 23 novembre 2018

Le SNUipp-FSU n’a pas pour habitude de commenter les actions et positions des autres organisations syndicales. Parce que nos adversaires sont les politiques qui font reculer les droits des enseignants ou mettent en danger l’école, pas les autres syndicats et parce que la division syndicale et le dénigrement des organisations représentant les personnels dessert la profession. Pour autant, nous ne pouvons pas rester muets face aux contre-vérités diffusées depuis quelques semaines.

A l’approche d’élections, il est fréquent que des organisations surfent sur les difficultés et jouent la carte du simplisme en dénonçant des bouc-émissaires pour augmenter leur audience. Les élections professionnelles approchant, des syndicats se lancent dans une campagne de désinformation sur PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunération), désignant cet accord comme responsable de tous nos maux.

PPCR est certes un accord insuffisant sur les salaires et imparfait sur le déroulement de carrière, ce qu’a clairement exprimé la FSU lors du vote sur le texte.

Pour autant, la FSU a effectivement pris la responsabilité de voter pour PPCR afin que les mesures positives qu’il contient se mettent en place :

- une refonte de la classe normale permettant une carrière au même rythme pour tous (sauf aux échelons 6 et 8)
- un temps d’accès moyen jusqu’au 11ème échelon raccourci
- une amélioration des grilles indiciaires pour tous (en deçà de nos revendications mais représentant en moyenne 65 € mensuels)
- une transformation de la prime ISAE en indice (qui compte du coup pour la retraite)
- le déroulement de la carrière sur 2 grades (classe normale et hors-classe) qui reste certes à mettre en œuvre.

S’il a effectivement conduit à la fin de la notation (qui n’était pas non plus un modèle d’objectivité) et à l’instauration des 3 rendez-vous de carrière, l’accord PPCR n’a pas défini les nouvelles modalités d’accès à la hors-classe.

Ceci étant dit, il est incontestable que la campagne 2018 d’accès à la hors-classe n’est pas du tout satisfaisante.

D’une part parce que le contingent de promotion, fixé chaque année par décret, est insuffisant.
D’autre part, parce que de manière transitoire, les avis des IEN et du DASEN ne sont pas toujours cohérents avec la carrière des collègues et le fait qu’ils soient de plus définitifs est aussi un problème.
Enfin parce l’IA avait décidé d’utiliser dans un premier temps l’ancienneté de grade pour départager les ex-æquo et non l’AGS ; suite à nos courriers, l’IA a finalement pris en compte l’échelon ce qui reste cependant insuffisant. L’AGS aurait permis aux anciens instits de ne pas être lourdement pénalisés.

Le SNUipp-FSU continue à demander que le nombre de promus permette effectivement à tous de passer à la hors-classe avant le départ en retraite et que l’AGS soit prépondérante dans le barème.


Afin que chacun se fasse une opinion sur le positionnement des organisations syndicales, nous redonnons le détail des votes successifs qui se sont déroulés lors du Comité Technique Ministériel du 7 décembre 2016.

Retour sur le résultat des votes globaux

Décret modifiant divers décrets portant statut particulier des personnels enseignants et d’éducation du ministère chargé de l’éducation nationale (reclassement des enseignants dans des nouvelles grilles indiciaires aux durées d’échelons plus réduites).

  • Pour : FSU – UNSA – CFDT
  • Contre : FO – CGT – FGAF

Décret fixant l’échelonnement indiciaire de certains personnels enseignants, d’éducation et psychologues relevant du ministère chargé de l’éducation nationale (revalorisations indiciaires et transformation d’une partie de l’indemnitaire en indiciaire).

  • Pour : FSU – UNSA – CFDT
  • Contre : FO – CGT – FGAF

Quelques amendements parmi ceux déposés par le SNUipp

Le SNUipp a déposé des amendements afin de faire évoluer le texte sur certaines problématiques spécifiques. Ses amendements qui ont fait l’objet de vote, n’ont pas été retenus mais sur certains l’administration a apporté des précisions.

Intégrer les instituteurs dans le corps des PE
Il reste actuellement 5 000 instituteurs et le nombre de places au concours interne reste très limité. Par ailleurs, les intégrations par liste d’aptitude limitées ne sont pas en nombre suffisant dans tous les départements.
C’est pourquoi la FSU demande une intégration des instituteurs dans le corps des PE, à leur demande et avec reconstitution de carrière.

  • Pour : FSU – CFDT - FGAF
  • Abstention : UNSA
  • NPPV : FO - CGT

Changer la cadence unique par celle du choix actuel
Les instituteurs sont un corps en extinction. Depuis plusieurs années, l’effectif au sein de ce corps est si réduit que les promotions au choix ou au mi choix ne peuvent se faire, de nombreux instituteurs avançant donc au rythme le plus lent.
C’est pourquoi la FSU propose d’aligner la durée d’échelon des instituteurs sur le rythme actuel le plus rapide, le choix. Cela serait une sorte de compensation au passage quasi systématique à l’ancienneté, ou au mieux au mi-choix. Sur les 5 000 instituteurs restants cela en concernerait 2 200, les autres étant déjà à l’échelon 11.

  • Pour : FSU – FGAF - CFDT
  • Abstention : UNSA
  • NPPV : FO - CGT

PE anciennement instits
Le passage à quatre ans de la durée minimum des derniers échelons de la classe normale va s’avérer pénalisante pour les professeurs des écoles, anciens instituteurs, proches de la retraite. En effet, dans le premier degré, une forte ancienneté générale des services est actuellement le principal élément discriminant dans le barème des promotions. Ces enseignants pouvaient donc parcourir en 3 années les échelons 9 et 10 de la classe normale. Avec les nouvelles durées d’échelon, ils les parcourraient en 4 années et seraient ainsi obligés soit de reculer leur départ en retraite, soit de partir avec une pension moindre.
Pour que ces personnels ne soient pas lésés, la FSU propose de leur attribuer une bonification d’ancienneté.

  • Pour : FSU – CFDT - FGAF
  • Abstention : UNSA
  • NPPV : FO - CGT

    Pour donner leur signature, le SNUipp et la FSU ont suivi le souhait de la majorité des collègues qui ont répondu à notre consultation massive.
    Le SNUipp et la FSU sont les seules organisations syndicales qui consultent régulièrement la profession pour savoir s’ils doivent engager leur signature.
    Au SNUipp et à la FSU, nous ne sommes pas tous d’accord pour signer ou pas les accords qu’on nous propose. Mais nous sommes tous d’accord pour dire que c’est à la profession de se prononcer.

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